La guerre de Cent Ans (1337-1453)

La guerre de Cent Ans est un conflit long et intermittent qui oppose la France et l'Angleterre de 1337 à 1453. Son déclenchement est dynastique : le roi d'Angleterre Édouard III, petit-fils de Philippe IV de France par sa mère, revendique le trône de France à la mort du dernier capétien direct.

Les défaites françaises

Les premières décennies sont dominées par les succès anglais. Les archers à l'arc long infligent de lourdes défaites à la chevalerie française à Crécy (1346), Poitiers (1356, où le roi Jean II le Bon est fait prisonnier) et Azincourt (1415). Le traité de Troyes (1420) reconnaît le roi anglais Henri V comme héritier du trône de France. Le pays est alors divisé : le nord sous domination anglaise et bourguignonne, le dauphin Charles réfugié au sud de la Loire.

Le retournement

L'intervention de Jeanne d'Arc en 1429, qui fait lever le siège d'Orléans et conduit Charles VII à son sacre à Reims, marque un tournant symbolique et militaire. La réconciliation avec la Bourgogne (traité d'Arras, 1435) prive les Anglais d'un allié capital. Charles VII réorganise l'armée et développe l'artillerie royale, qui devient l'élément décisif des combats.

La fin du conflit et ses conséquences

La bataille de Castillon en 1453 marque la victoire française : les Anglais perdent toutes leurs possessions en France, à l'exception de Calais. Cette longue guerre a profondément transformé les deux royaumes et contribué à forger en France un sentiment d'identité nationale, notamment autour de figures comme Jeanne d'Arc.