Les Guerres Médiques, La Grèce contre la Perse (-490 à -479)
Entre -490 et -479, les cités grecques doivent affronter deux fois l'Empire perse, de très loin la plus grande puissance de l'époque. D'un côté, un empire immense ; de l'autre, des villes qui n'arrêtent pas de se disputer entre elles. Personne ne parie sur les Grecs. Ils gagnent quand même, et cette victoire va tout changer pour eux.
La bataille de Marathon (-490)
Le roi perse Darios Ier envoie une armée punir Athènes, qui avait aidé des cités grecques révoltées contre lui. Les deux armées se rencontrent dans la plaine de Marathon. Les Athéniens, conduits par Miltiade, sont beaucoup moins nombreux, mais leurs hoplites chargent en phalange, serrés les uns contre les autres, et enfoncent les lignes perses. Une histoire célèbre raconte qu'un coureur, Philippidès, aurait couru les 42 kilomètres jusqu'à Athènes pour crier « Nous avons gagné ! » avant de s'écrouler, mort de fatigue. C'est de là que vient le mot « marathon »... mais les historiens doutent que ce soit arrivé.
La butte élevée sur la tombe des 192 Athéniens morts à Marathon. Elle est encore là, sur le champ de bataille.
Les Thermopyles et Salamine (-480)
Dix ans plus tard, Xerxès Ier, le fils de Darios, revient avec une armée gigantesque. Aux Thermopyles, un passage étroit entre la montagne et la mer, le roi de Sparte Léonidas et ses 300 Spartiates, accompagnés de quelques milliers d'alliés, bloquent les Perses pendant trois jours. Ils finissent tous tués, trahis par un homme qui a montré aux Perses un sentier de contournement. Mais ce sacrifice a donné du temps aux Grecs. Peu après, l'Athénien Thémistocle attire la flotte perse dans le détroit de Salamine, trop étroit pour ses centaines de navires : coincés, ils sont détruits par les trières grecques.
Ce morceau de sculpture est le seul document antique qui montre comment les rameurs étaient installés dans une trière athénienne
Platées (-479) : la fin de la guerre
L'année suivante, à Platées, les cités grecques réunies sous les ordres d'un chef spartiate écrasent l'armée perse restée en Grèce. Les Perses ne reviendront plus. Athènes sort de cette guerre couverte de gloire et pleine de confiance : c'est cette énergie qui va lui permettre, quelques années plus tard, de construire le Parthénon et de devenir la capitale de la pensée grecque.
Un hoplite grec face à un guerrier perse, peint sur une coupe grecque du Ve siècle av. J.-C.