Le Siècle de Périclès, L'Âge d'Or d'Athènes (-461 à -429)
De -461 à -429, Athènes vit sa plus belle époque. À sa tête, Périclès, réélu stratège, le chef qui commande l'armée et dirige la cité, chaque année pendant trente ans. Pendant ces trois décennies, Athènes devient la ville la plus admirée du monde grec.
Le Parthénon et l'Acropole
Périclès lance un immense chantier sur l'Acropole, la colline sacrée d'Athènes. Le Parthénon, le temple de la déesse Athéna, est dessiné par les architectes Ictinos et Callicratès et couvert de sculptures dirigées par Phidias. À l'intérieur se dressait une statue d'Athéna de 12 mètres de haut, en or et en ivoire. Détail étonnant : aucune colonne du Parthénon n'est vraiment droite. Les architectes les ont légèrement courbées, car des colonnes parfaitement droites paraissent creusées quand on les regarde d'en bas.
Le Parthénon, sur l'Acropole d'Athènes, terminé en -432
Une démocratie ouverte aux plus pauvres
Voter, c'est bien ; encore faut-il pouvoir se libérer une journée. Périclès décide donc de payer les citoyens qui siègent au tribunal ou occupent une charge publique. Un artisan pauvre ne perd plus sa journée de salaire en allant faire son devoir de citoyen. De la même façon, la cité paie les places de théâtre des plus modestes, pour que tout le monde puisse assister aux spectacles.
Périclès, dans une copie romaine d'une statue grecque de -430. Le casque relevé rappelle qu'il était stratège.
Tout le monde vient à Athènes
Les esprits les plus brillants de Grèce s'installent dans la ville. Sophocle et Euripide y écrivent leurs tragédies, Socrate arrête les passants sur la place publique pour discuter, Hérodote vient y raconter ses enquêtes sur le passé. Cet âge d'or s'arrête net en -429 : une épidémie, la « peste d'Athènes », ravage la ville et emporte Périclès lui-même.