Réglages de lecture

Taille
Interligne

Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.

La crise de Cuba (octobre 1962)

En octobre 1962, pendant treize jours, le monde a peur d'une guerre nucléaire entre les États-Unis et l'URSS. La cause : des missiles soviétiques installés à Cuba, une île située à environ 150 km des côtes américaines.

Cuba devient l'alliée de l'URSS

En 1959, une révolution menée par Fidel Castro renverse le dictateur Batista, soutenu par les États-Unis. Castro nationalise les entreprises américaines. Les États-Unis répondent par un embargo, qui interdit le commerce avec l'île. En avril 1961, ils soutiennent un débarquement d'opposants cubains dans la baie des Cochons, qui échoue. Castro se rapproche alors de l'URSS.

Des missiles près des États-Unis

Le 14 octobre 1962, un avion espion américain photographie à Cuba des rampes de lancement de missiles nucléaires soviétiques. Ces missiles pourraient frapper les grandes villes américaines en quelques minutes. Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev veut ainsi protéger Cuba et répondre aux missiles américains installés en Turquie, près de l'URSS.

Photographie aérienne en noir et blanc d'un terrain avec des annotations désignant des installations militaires Une photographie aérienne américaine d'une base de missiles soviétiques à San Cristóbal, à Cuba, le 25 octobre 1962

Au bord de la guerre

Le 22 octobre, le président John F. Kennedy annonce à la télévision un de Cuba : la marine américaine arrêtera les navires soviétiques qui apportent des armes. Pendant plusieurs jours, le monde retient son souffle. Le 27 octobre, un avion américain est abattu au-dessus de Cuba. Les deux dirigeants échangent des messages en secret.

Carte de l'Amérique avec des cercles centrés sur Cuba couvrant une grande partie des États-Unis La portée des missiles installés à Cuba, d'après une carte de la CIA : la plupart des grandes villes américaines sont menacées

Le dénouement

Le 28 octobre, Khrouchtchev accepte de retirer ses missiles. En échange, Kennedy promet de ne pas envahir Cuba et, en secret, de retirer les missiles américains de Turquie. Chacun peut dire qu'il n'a pas cédé. Pour éviter une nouvelle crise, une ligne de communication directe, surnommée le « », relie en 1963 la Maison-Blanche et le Kremlin. Commence alors une période de détente entre les deux superpuissances.

Blocus

Encerclement d'une ville ou d'un pays pour empêcher tout approvisionnement. Le blocus de Berlin (1948-1949) par l'URSS est la première grande crise de la Guerre froide : les Occidentaux ravitaillent la ville par un pont aérien.

Voir dans le glossaire
Dissuasion nucléaire

Stratégie consistant à posséder l'arme atomique non pas pour s'en servir, mais pour décourager l'adversaire d'attaquer, celui-ci sachant qu'il serait détruit en retour.

Voir dans le glossaire
Crise des missiles

Confrontation d'octobre 1962 provoquée par l'installation de missiles nucléaires soviétiques à Cuba. Elle constitue le moment où le monde s'est le plus approché d'une guerre nucléaire.

Voir dans le glossaire
Téléphone rouge

Ligne de communication directe installée en 1963 entre la Maison-Blanche et le Kremlin, après la crise de Cuba, afin d'éviter qu'un malentendu ne déclenche une guerre nucléaire.

Voir dans le glossaire