La fin de la Guerre froide (1985-1991)
À partir de 1985, un nouveau dirigeant soviétique arrive au pouvoir : Mikhaïl Gorbatchev. Ses réformes vont provoquer l'effondrement du bloc soviétique, et avec lui, la fin de la Guerre froide.
L'URSS en crise
Dans les années 1980, l'Union soviétique va très mal : son économie a pris un retard considérable sur l'Occident, la guerre en Afghanistan (1979-1989) est un désastre militaire et financier, et la population vit mal, confrontée à la pénurie permanente dans les magasins.
Les réformes de Gorbatchev
Pour sauver le système, Gorbatchev lance deux grandes réformes : la Perestroïka (« restructuration »), qui vise à réformer l'économie soviétique, et la Glasnost (« transparence »), qui accorde plus de liberté d'expression. Mais ces réformes libèrent dans tout l'empire soviétique des aspirations à la liberté que les peuples veulent pousser plus loin encore.
1989 : la révolution en chaîne
En 1989, tout s'accélère : un à un, les pays d'Europe de l'Est se libèrent de la tutelle soviétique. En Pologne, des élections libres donnent la victoire aux opposants au communisme, en Hongrie, la frontière avec l'Autriche est ouverte, en Allemagne de l'Est, le mur de Berlin tombe le 9 novembre 1989, et en Tchécoslovaquie, la « révolution de velours », sans violence, renverse le régime.
La dissolution de l'URSS (1991)
En 1991, l'URSS elle-même éclate : ses quinze républiques (Russie, Ukraine, pays Baltes, etc.) proclament leur indépendance les unes après les autres. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev démissionne et le drapeau soviétique est baissé du Kremlin pour la dernière fois : l'URSS n'existe plus, et la Guerre froide est terminée, laissant les États-Unis seule grande superpuissance mondiale.