Berlin, au cœur de la Guerre froide (1945-1989)

La ville de Berlin est le symbole le plus fort de la Guerre froide : son histoire résume à elle seule l'affrontement entre les deux blocs, de la division de l'Allemagne à la chute du mur.

L'Allemagne divisée en deux

Après la guerre, l'Allemagne vaincue est découpée en quatre zones contrôlées par les vainqueurs (États-Unis, Royaume-Uni, France, URSS). En 1949, deux pays séparés naissent : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest, une démocratie capitaliste, et la RDA (République démocratique allemande) à l'est, un régime communiste sous influence soviétique. Berlin, la capitale, est elle aussi divisée en deux.

Le blocus de Berlin (1948-1949)

En 1948, l'URSS bloque toutes les routes terrestres vers Berlin-Ouest pour forcer les Occidentaux à partir. Mais les Américains et les Britanniques organisent un pont aérien : pendant onze mois, des avions ravitaillent la ville nuit et jour, jusqu'à ce que l'URSS abandonne.

Le mur de Berlin (1961-1989)

Le 13 août 1961, la RDA fait construire un gigantesque mur de 155 km pour séparer les deux Berlin, car des millions d'Allemands de l'Est s'enfuient vers l'Ouest pour vivre librement et le régime communiste veut stopper cette fuite. Gardé par des soldats armés, le mur fait environ 140 morts parmi ceux qui tentent de le franchir.

La chute du mur (9 novembre 1989)

Le 9 novembre 1989, sous la pression du peuple et face à la faiblesse du régime soviétique, la RDA ouvre ses frontières : des milliers de Berlinois se précipitent vers le mur et commencent à l'abattre à coups de marteau, sous le regard du monde entier. Le 3 octobre 1990, l'Allemagne redevient un seul pays, et la chute du mur de Berlin marque le symbole de la fin de la Guerre froide.