La Gaule Romaine, Cinq Siècles de Paix et de Prospérité (-52 à 476)
Après Alésia, la Gaule devient une province romaine pour cinq siècles. Loin d'être une catastrophe, la domination romaine s'accompagne d'une prospérité réelle et d'une intégration progressive que les historiens désignent sous le terme de romanisation : les habitants de la Gaule deviennent Gallo-Romains.
L'organisation provinciale
Auguste réorganise la Gaule vers -27 en quatre provinces : la Gaule Belgique (capitale Reims), la Gaule Lyonnaise (capitale Lyon, centre politique et économique des Gaules), la Gaule Aquitaine (capitale Bordeaux) et la Gaule Narbonnaise au sud, la plus ancienne. Après quelques révoltes ponctuelles, la Gaule connaît une paix durable. En 212 après J.-C., l'édit de Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l'Empire : les Gaulois sont désormais des Romains à part entière.
Une économie florissante
La Gaule devient l'un des greniers de l'Empire. Elle exporte du blé, du vin (notamment depuis Bordeaux), de la viande de porc, des fromages, des chevaux et des céramiques sigillées vendues dans tout le monde romain. Le réseau de routes romaines facilite ces échanges. Lyon atteint jusqu'à 100 000 habitants, alimentée par quatre aqueducs.
L'arrivée du christianisme
À partir du IIe siècle, le christianisme pénètre en Gaule par les grandes villes marchandes. Les premières communautés chrétiennes de Lyon subissent les persécutions de 177. Après l'édit de Milan (313), la religion se répand rapidement dans les campagnes, notamment grâce à des évangélisateurs comme saint Martin de Tours. Les évêques deviennent des autorités locales de premier plan, préparant leur rôle central au Moyen Âge.