En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Vercingétorix : Héros ou Vaincu ?

Vercingétorix a perdu la guerre, a été fait prisonnier puis exécuté. On lui élève pourtant des statues et on le présente comme un héros. Comment un vaincu devient-il un héros ? La réponse tient moins à ce qu'il a fait qu'à ce que d'autres, bien plus tard, ont voulu lui faire dire.

Un chef vaincu

Les faits sont clairs : encerclé à Alésia, il se rend, et sa reddition marque la fin de la Gaule indépendante. Son histoire, de plus, nous est racontée par César, son vainqueur, qui a tout intérêt à décrire un adversaire redoutable pour rendre sa propre victoire plus glorieuse.

Un héros de la résistance

On peut aussi lire les mêmes faits autrement. Vercingétorix a réussi ce qu'aucun Gaulois n'avait fait avant lui : unir des peuples rivaux derrière un chef unique. Il a battu César à Gergovie, ce qui était rare. Et sa reddition, selon les textes antiques, aurait été choisie pour épargner ses hommes affamés.

Statue monumentale en cuivre d'un guerrier moustachu appuyé sur son épée La statue de Vercingétorix élevée à Alise-Sainte-Reine par Aimé Millet en 1865, à la demande de Napoléon III

La naissance d'un mythe

Pendant près de dix-neuf siècles, presque personne ne parle de lui. C'est au XIXe siècle que la France, en quête d'un « premier héros national », le redécouvre : Napoléon III lui fait ériger une statue monumentale à Alise-Sainte-Reine. Vercingétorix n'avait pas changé ; c'est le regard porté sur lui qui s'était transformé.

Tableau montrant un chef gaulois à cheval jetant ses armes devant César assis « Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César », peint par Lionel Royer en 1899. Le tableau dit surtout ce que la France du XIXe siècle voulait voir : ni le casque ailé ni la scène ne sont attestés.