En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).
Les Routes et Aqueducs Romains, Le Génie des Ingénieurs
Deux infrastructures ont permis à Rome de tenir un empire allant de l'Écosse à la Mésopotamie : un réseau routier et un système d'alimentation en eau. Deux mille ans plus tard, l'un et l'autre structurent encore les territoires européens.
Le réseau routier
Rome construit environ 400 000 kilomètres de routes, dont 80 000 pavés de dalles de pierre. La technique est rigoureuse : tranchée profonde, couches successives de pierres, de gravier et de sable, finition en dalles légèrement bombées pour évacuer l'eau. Droites et durables, ces routes permettent surtout le déplacement rapide des légions, et accessoirement celui des marchandises. La Via Appia, la Via Aurelia et la Via Egnatia en sont les grands axes ; beaucoup de routes européennes suivent encore leurs tracés.
Le dallage de la Via Appia : des blocs ajustés et légèrement bombés pour que l'eau s'écoule sur les côtés
Les aqueducs
Pour alimenter des villes de plusieurs centaines de milliers d'habitants, les Romains construisent des aqueducs fonctionnant uniquement par gravité : une pente d'un mètre par kilomètre suffit à faire courir l'eau sur des dizaines, parfois des centaines de kilomètres. Rome en compte onze, qui délivrent près d'un million de mètres cubes par jour aux thermes, aux fontaines et aux maisons. Le Pont du Gard et l'aqueduc de Ségovie en sont les vestiges les plus spectaculaires.
Le Pont du Gard : l'aqueduc de Nîmes franchit la vallée sur trois niveaux d'arches, avec une pente de 25 cm par kilomètre
Un héritage technique durable
Tracés routiers, arcs et voûtes, adduction d'eau : ces techniques comptent parmi les legs les plus concrets de Rome à l'Europe. Le mot « plombier » lui-même vient du latin plumbum, le plomb dont étaient faites les canalisations romaines.
L'aqueduc de Ségovie, en Espagne : ses pierres sont posées sans mortier et il a alimenté la ville jusqu'au XIXe siècle