En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Les Peuples de la Gaule au 1er Millénaire avant J.-C.

La Gaule celtique n'est pas un État mais une mosaïque d'environ soixante peuples indépendants et souvent rivaux. Ils partagent pourtant une langue, une religion et des traditions communes. Cette division sera l'une des causes majeures de la victoire romaine.

Les grandes régions et leurs peuples

César distingue trois zones. Au nord, la Gaule Belgique (Nerviens, Atrébates, Ambiens). Au centre, la Gaule Celtique, la plus peuplée, où les Éduens de Bibracte, alliés de Rome, rivalisent avec les Arvernes d'Auvergne, peuple de Vercingétorix. Les Vénètes de l'actuelle Bretagne contrôlent le commerce maritime, et les Parisii de la Seine donnent leur nom à Paris. Au sud-ouest, la Gaule Aquitaine est plus proche des peuples ibères.

Carte de la Gaule aux noms latins montrant la Belgica, la Celtica, l'Aquitania et la Narbonensis Les trois zones distinguées par César, Belgica, Celtica, Aquitania, et la Narbonensis déjà romaine, avec le nom latin des peuples

Des villes fortifiées : les oppida

Chaque peuple possède un ou plusieurs oppida, villes fortifiées bâties sur les hauteurs et protégées par un rempart de bois, de terre et de pierre. Ce ne sont pas de simples refuges : on y trouve des rues, des ateliers d'artisans, des marchés et de vastes maisons. Bibracte, chez les Éduens, s'étend sur près de 200 hectares.

Fondations de pierre dégagées d'une très grande maison sur le site de Bibracte La plus vaste maison fouillée à Bibracte couvre 3 600 m² : les Gaulois bâtissaient de véritables demeures urbaines

Institutions et gouvernement

Chaque peuple est dirigé par un roi héréditaire ou par un magistrat élu pour un an, comme le vergobret chez les Éduens, « celui qui juge équitablement ». Les grandes décisions se prennent en assemblée de guerriers libres. Les druides, eux, exercent une autorité qui dépasse les frontières des peuples : ils arbitrent les conflits et garantissent la paix entre tribus. Leur assemblée annuelle dans la forêt des Carnutes, près de Chartres, est la seule institution commune à toute la Gaule.

Une culture commune, mais pas d'unité politique

Ces peuples parlent des langues celtiques très proches, utilisent les mêmes techniques artisanales et le même style artistique fait de spirales et d'entrelacs. Mais chacun mène sa propre politique, et beaucoup se font la guerre entre eux ou cherchent l'alliance de Rome contre un voisin. Face à un État unique doté d'une armée permanente, cette division sera fatale : César saura jouer méthodiquement des rivalités gauloises. Leur faiblesse n'était donc pas technique, leurs oppida et leur artisanat étaient remarquables, mais politique.

Monnaie gauloise en or montrant un cheval stylisé au revers Statère d'or des Ambiens : cheval démesuré, formes éclatées, l'art celte préfère la stylisation à la ressemblance