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Le Colisée et les Jeux Romains

Inauguré en 80 après J.-C. par l'empereur Titus, l'Amphithéâtre Flavien, le « Colisée » doit son surnom à une statue colossale voisine, est le plus grand jamais construit. Ses 50 000 places et ses quatre-vingts entrées numérotées permettent de le vider en quelques minutes.

Une prouesse architecturale

Le bâtiment mesure 188 mètres de long pour 48 mètres de haut. Un immense voile de toile coulissant, le velum, protège les spectateurs du soleil. Sous l'arène, un réseau de galeries souterraines abrite les animaux, les combattants, les machineries et des monte-charges qui font surgir bêtes et décors depuis le sol.

Vue extérieure du Colisée de Rome et de ses arcades superposées L'Amphithéâtre Flavien, dit Colisée, inauguré en 80 apr. J.-C.

Les gladiateurs

Les gladiateurs sont des combattants spécialisés : esclaves, prisonniers de guerre, parfois volontaires attirés par la gloire. Plusieurs catégories s'affrontent selon des règles strictes, le mirmillon au grand bouclier, le rétiaire au filet et au trident, le thrace à l'épée courbe. Contrairement à l'image populaire, la plupart des combats ne se terminent pas par la mort : un gladiateur entraîné représente un investissement coûteux.

Mosaïque romaine montrant des gladiateurs en combat, avec leurs noms inscrits Mosaïque de la villa Borghèse (IVe siècle apr. J.-C.) : chaque combattant est désigné par son nom, et le signe Ø marque ceux qui sont morts dans l'arène

« Du pain et des jeux »

Les empereurs financent des jeux gratuits qui comprennent aussi des chasses d'animaux exotiques et, plus rarement, des naumachies, batailles navales reconstituées sur une arène inondée. Le poète Juvénal résumait cyniquement cette politique : le peuple ne réclamerait plus que panem et circenses, du pain et des spectacles. Ces jeux servaient effectivement à canaliser les tensions sociales de la capitale.

Intérieur du Colisée montrant les galeries souterraines mises à nu sous l'arène Sous le plancher de l'arène, l'hypogée : couloirs, cages et monte-charges qui faisaient surgir bêtes et décors