En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).
La Légion Romaine, La Meilleure Armée du Monde Antique
La légion est l'instrument qui permet à Rome de conquérir puis de défendre un empire immense pendant sept siècles. Son efficacité ne tient pas au courage de ses soldats, mais à son organisation, à son entraînement et à sa discipline.
Organisation et hiérarchie
Une légion compte environ 5 000 soldats, tous citoyens romains, répartis en dix cohortes elles-mêmes divisées en centuries de quatre-vingts hommes. Chaque centurie est commandée par un centurion, officier expérimenté et redouté, et l'ensemble par un légat sénatorial. La légion possède aussi sa cavalerie, ses ingénieurs et ses machines de guerre.
Un gladius de type Mayence : la lame courte du légionnaire, faite pour frapper d'estoc dans la mêlée
Équipement et tactiques
Le légionnaire lance d'abord le pilum, un javelot lourd qui se tord dans le bouclier ennemi et le rend inutilisable, puis combat au gladius, une épée courte adaptée au corps à corps serré, protégé par le grand bouclier rectangulaire, le scutum. La manœuvre la plus connue est la testudo, la tortue : les soldats joignent leurs boucliers au-dessus de leur tête pour former une carapace contre les projectiles.
La testudo, « tortue », sur la colonne Trajane : les boucliers joints forment une carapace contre les projectiles
Discipline et vie militaire
Chaque soir en campagne, la légion construit un camp fortifié selon un plan identique, si bien qu'un soldat retrouve ses repères partout dans l'Empire. La discipline est féroce : la décimation, mise à mort d'un homme sur dix tiré au sort dans une unité qui a fui, figure parmi les châtiments collectifs. Après vingt à vingt-cinq ans de service, le vétéran reçoit une terre ou une somme d'argent. Perdre l'aigle d'or de la légion est le pire des déshonneurs.
Des légionnaires bâtissent un camp : relevé (1896) d'un relief de la colonne Trajane, à Rome