En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Les chevaliers de la Table ronde

Autour du roi Arthur se réunissent les meilleurs chevaliers du monde. Ils siègent à une table célèbre, dont la forme dit beaucoup de l'idéal qu'ils défendent.

Une table sans place d'honneur

La Table ronde apparaît pour la première fois vers 1155 dans le Roman de Brut du poète normand Wace. Selon lui, Arthur la fait fabriquer pour éviter les disputes entre ses barons, qui voulaient tous la place la plus honorable. Autour d'une table ronde, il n'y a ni haut ni bas bout : tous les chevaliers sont égaux. Plus tard, les récits ajoutent un siège vide, le Siège périlleux, réservé au meilleur chevalier du monde.

Camelot, la cour d'Arthur

Arthur tient sa cour à Camelot, une ville imaginaire dont le nom apparaît chez Chrétien de Troyes. Aux grandes fêtes, comme Pâques ou la Pentecôte, le roi réunit ses chevaliers. Il attend souvent qu'une aventure se présente avant de passer à table : un chevalier inconnu, une demoiselle en détresse ou un défi lancé par un ennemi.

Des héros très différents

Les chevaliers ont chacun leur caractère. Gauvain, le neveu d'Arthur, est courtois et vaillant, et sa force grandit avec le soleil jusqu'à midi. Lancelot est le meilleur combattant, mais il aime en secret la reine Guenièvre. Perceval est un jeune Gallois naïf élevé dans la forêt, qui apprend peu à peu ce qu'est un chevalier. Keu, le frère adoptif d'Arthur, est un sénéchal moqueur et vantard. Yvain, Érec et bien d'autres ont aussi leur roman.

L'idéal de la chevalerie

Ces récits montrent aux nobles du Moyen Âge l'idéal de la chevalerie. Un bon chevalier doit être courageux, loyal envers son seigneur, généreux, protéger les faibles et l'Église, et respecter les dames. Les chevaliers partent seuls à l'aventure pour une quête, un voyage plein d'épreuves qui les rend meilleurs. Les vrais chevaliers du XIIe siècle, souvent brutaux, en étaient loin, mais ces romans les ont aidés à se donner de bonnes manières.