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Confucius et la pensée chinoise

Confucius naît vers -551, à peu près à l'époque où Bouddha vit en Inde et un siècle avant Socrate à Athènes. C'est un professeur ambulant qui cherche, sans grand succès de son vivant, à convaincre les princes de gouverner autrement. Ses élèves notent ses paroles : ce recueil, les Entretiens, deviendra l'un des livres les plus lus de l'histoire humaine.

Gouverner par l'exemple

Son idée centrale est simple : la force ne suffit pas. « Dirigez le peuple par des lois et des châtiments, il obéira mais sans honte ; dirigez-le par la vertu et l'exemple, il aura de l'honneur et se corrigera. » Un bon dirigeant doit d'abord être quelqu'un de bien. Le respect entre parents et enfants, entre aîné et cadet, entre prince et sujet, est au cœur de tout.

La règle d'or, version chinoise

Un disciple lui demande s'il existe un seul mot qui puisse guider toute une vie. Confucius répond : la réciprocité. « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse. » On retrouve cette phrase, sous des formes proches, dans presque toutes les grandes traditions du monde.

D'autres voies

Le taoïsme, attribué à Laozi, propose l'inverse : moins d'efforts, plus d'harmonie avec le cours naturel des choses. Le légisme, lui, considère que les humains n'obéissent qu'à des lois strictes et à des punitions sévères : c'est la doctrine choisie par Qin Shi Huang. La Chine impériale gouvernera longtemps avec un mélange des trois.

Une influence énorme

Le confucianisme devient la doctrine officielle sous les Han et le reste presque sans interruption jusqu'au XXe siècle. Il façonne aussi la Corée, le Japon et le Vietnam.