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Les Ming, les Qing et la fin de l'empire

En 1368, une révolte chasse les Mongols et un ancien moine mendiant devient empereur : c'est le début de la dynastie Ming. Elle reconstruit la Grande Muraille telle qu'on la voit aujourd'hui et fait bâtir à Pékin la Cité interdite, un palais de près de mille bâtiments où le commun des mortels n'a pas le droit d'entrer.

Les grandes flottes de Zheng He

Entre 1405 et 1433, l'amiral Zheng He mène sept expéditions maritimes avec des flottes gigantesques : jusqu'à 300 navires et 27 000 hommes. Selon les textes chinois, ses plus grands bateaux mesuraient plus de cent mètres, ce dont les historiens discutent encore, quand la Santa Maria de Colomb en fera vingt-cinq. Il atteint l'Inde, l'Arabie et l'Afrique de l'Est, et ramène une girafe à l'empereur. Puis, brusquement, la cour arrête tout, brûle les archives et interdit la construction de grands navires. Soixante ans plus tard, ce sont les Européens qui arrivent en Asie.

La dynastie mandchoue

En 1644, des envahisseurs venus du nord-est, les Mandchous, prennent Pékin et fondent la dynastie Qing. Ils imposent aux hommes chinois la natte, signe de soumission, mais adoptent l'administration et la culture chinoises. Sous les empereurs Kangxi et Qianlong, au XVIIIe siècle, l'empire atteint sa plus grande étendue et sa population dépasse 300 millions d'habitants.

Le siècle des humiliations

Au XIXe siècle, tout bascule. Les Britanniques vendent de l'opium en Chine ; quand l'empereur tente de l'interdire, ils imposent par la guerre l'ouverture des ports et prennent Hong Kong. La révolte des Taiping fait des dizaines de millions de morts. En 1912, l'empire s'effondre : le petit Puyi, six ans, abdique. Deux mille ans d'histoire impériale s'arrêtent là.