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Les voyages de Christophe Colomb
Christophe Colomb part d'un raisonnement juste et d'un calcul faux. Le raisonnement : la Terre est ronde (ce que tous les savants de son temps admettent depuis l'Antiquité), donc on peut atteindre l'Asie en allant vers l'ouest. Le calcul : il estime la circonférence terrestre à environ 30 000 km au lieu de 40 000, et allonge démesurément l'Asie vers l'est. Résultat, il croit le Japon à 4 500 km des Canaries. Il en est à plus de 19 000.
Pourquoi on lui dit non
Les experts portugais rejettent son projet, non parce qu'ils croient la Terre plate, mais parce qu'ils savent qu'il se trompe sur les distances : aucun navire ne peut emporter assez de vivres. Ils avaient raison. Colomb aurait dû mourir en mer, s'il n'y avait pas eu un continent entier sur son chemin.
1492
Après huit ans d'insistance, les Rois Catholiques acceptent, dans l'euphorie de la prise de Grenade. Colomb part le 3 août 1492 avec trois navires : la Santa María, la Pinta et la Niña. Le 12 octobre, un marin aperçoit la terre : une île des Bahamas. Persuadé d'avoir atteint les Indes, Colomb appelle ses habitants « Indiens » : un contresens qui a duré cinq siècles.
Quatre voyages, un homme qui n'admet rien
Il effectue quatre traversées jusqu'en 1504, explore Cuba, Hispaniola, la Jamaïque, la côte d'Amérique centrale et l'embouchure de l'Orénoque. Il meurt en 1506 en soutenant toujours qu'il a atteint l'Asie. C'est un autre navigateur, Amerigo Vespucci, qui comprendra qu'il s'agit d'un « nouveau monde », et c'est son prénom qui donnera Amérique.
Ce qu'il faut dire aussi
L'arrivée de Colomb ouvre pour les peuples des Caraïbes une période catastrophique : travail forcé, violence et surtout épidémies. Les Taïnos d'Hispaniola, plusieurs centaines de milliers à son arrivée, sont quasiment anéantis en une cinquantaine d'années.