En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Présentation des explorations maritimes

En 1400, les cartes européennes s'arrêtent quelques centaines de kilomètres au sud du Maroc. En 1600, on a fait le tour du globe, on connaît les contours de l'Afrique, des Amériques et d'une grande partie de l'Asie. Deux siècles ont suffi pour passer d'un monde à l'autre.

Pourquoi partir ?

Trois motifs se combinent. Les épices (poivre, cannelle, girofle, muscade) valent une fortune en Europe et transitent par des dizaines d'intermédiaires ; qui atteindrait leur source directement ferait fortune. L'or, ensuite, car l'Europe en manque cruellement. La religion enfin : évangéliser, et trouver des alliés contre les puissances musulmanes. Une formule résume souvent ces motifs : « Dieu, l'or et la gloire ».

Pourquoi à ce moment précis ?

Parce que quatre outils arrivent à maturité en même temps : la caravelle, qui remonte au vent ; la boussole, venue de Chine ; l'astrolabe puis le quadrant, pour mesurer la latitude ; et le portulan, carte marine précise des côtes. Ajoute l'imprimerie, qui diffuse les récits de voyage, et le canon embarqué, qui rend un petit navire redoutable.

Portugais, puis Espagnols

Le Portugal ouvre la voie en descendant patiemment la côte africaine pendant soixante-dix ans, cap après cap. L'Espagne, arrivée plus tard, mise sur la route de l'ouest et tombe sur un continent que personne n'attendait. Suivront la France, l'Angleterre et les Provinces-Unies.

Des conséquences immenses, et pas seulement heureuses

Ces voyages relient définitivement les continents : plantes, animaux, techniques et idées circulent. Mais ils ouvrent aussi la conquête des Amériques, la traite atlantique et la colonisation. On ne peut pas raconter l'une sans l'autre.