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La mémoire de l'esclavage

L'abolition n'a pas effacé d'un coup les conséquences de quatre siècles d'esclavage. Pendant longtemps, cette histoire a été peu racontée en France. Aujourd'hui, elle est enseignée et commémorée.

Après l'abolition

En 1848, les anciens esclaves deviennent libres, mais ils n'ont souvent ni terre ni argent. Beaucoup doivent continuer à travailler pour leurs anciens maîtres, pour de très faibles salaires. Aux États-Unis, une ségrégation entre Blancs et Noirs s'installe dans le Sud après la guerre de Sécession. Il faudra le combat pour les droits civiques de Martin Luther King et de beaucoup d'autres, dans les années 1950 et 1960, pour y mettre fin.

Un crime reconnu

Le 21 mai 2001, la France vote une loi proposée par la députée de Guyane Christiane Taubira. Elle reconnaît la traite négrière et l'esclavage comme un crime contre l'humanité. La loi demande aussi que cette histoire tienne une place importante dans les programmes scolaires. La France est le premier pays à avoir adopté une telle loi.

Des dates pour se souvenir

Depuis 2006, le 10 mai est en France la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. Les territoires d'outre-mer ont aussi leur propre date, celle de l'arrivée du décret d'abolition, comme le 22 mai en Martinique ou le 27 mai en Guadeloupe. Dans le monde, le 23 août rappelle le début de l'insurrection de Saint-Domingue.

Des lieux de mémoire

À Nantes, ancien premier port négrier français, un mémorial de l'abolition de l'esclavage a été inauguré en 2012 au bord de la Loire. À Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le Mémorial ACTe est un grand centre consacré à cette histoire. Au Bénin, une porte monumentale, la Porte du Non-Retour, marque à Ouidah le lieu d'où partaient les captifs. Ces lieux rappellent que le racisme né de l'esclavage doit encore être combattu.