Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.
La bataille de Verdun (1916)
Du 21 février au 18 décembre 1916, près de la ville de Verdun, dans la Meuse, les armées française et allemande s'affrontent pendant dix mois. C'est l'une des batailles les plus longues et les plus meurtrières de l'histoire. Elle fait environ 700 000 victimes, tués, blessés et disparus, dont plus de 300 000 morts.
L'attaque allemande
Le général allemand Falkenhayn veut épuiser l'armée française. Il choisit Verdun, entourée de forts, car il pense que les Français la défendront à tout prix. Le 21 février 1916, des milliers de canons allemands bombardent les positions françaises pendant des heures. Puis les soldats allemands attaquent. Le 25 février, ils prennent le fort de Douaumont.
Tenir coûte que coûte
Le général Philippe Pétain prend la tête de la défense. Il organise le ravitaillement par une seule route, qui relie Bar-le-Duc à Verdun. Jour et nuit, des milliers de camions y transportent des soldats, des munitions et de la nourriture. On l'appellera la « Voie sacrée ». Pétain fait aussi relever souvent les régiments : les soldats ne restent que quelques jours en première ligne avant d'être remplacés. Ainsi, la plupart des soldats français passent par Verdun. C'est pourquoi cette bataille tient une si grande place dans la mémoire des Français.
Des colonnes de camions apportent hommes et munitions à Verdun par la route que l'on surnommera la Voie sacrée
Un paysage détruit
Sous les obus, les forêts et les villages disparaissent. Le sol est retourné et couvert de trous. Neuf villages, entièrement détruits, n'ont jamais été reconstruits. À partir de l'automne 1916, l'armée française reprend l'avantage. Elle reprend le fort de Douaumont le 24 octobre, puis celui de Vaux en novembre.
Le fort de Vaux vu d'avion le 10 octobre 1916 : le sol est entièrement couvert de trous d'obus
Un symbole
À la fin de 1916, les Français ont repris presque tout le terrain perdu. Verdun devient le symbole de la résistance des poilus. Aujourd'hui, l'ossuaire de Douaumont conserve les restes de 130 000 soldats français et allemands non identifiés.
L'ossuaire de Douaumont et la nécropole nationale, où reposent plus de 16 000 soldats français