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Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.

La vie dans les tranchées

À la fin de 1914, aucune armée ne parvient à avancer. Les soldats creusent alors des , de longs fossés dans la terre, pour se protéger des balles et des obus. Pendant près de quatre ans, ces tranchées sont le lieu de vie des combattants.

Un labyrinthe dans la terre

Les tranchées forment plusieurs lignes reliées par des boyaux. En première ligne, les soldats font face à l'ennemi, parfois à quelques dizaines de mètres seulement. Entre les deux camps s'étend le , la « terre d'aucun homme », couverte de barbelés et de trous d'obus. Les soldats français sont surnommés les . Ce mot désignait déjà un homme courageux avant la guerre, et beaucoup de soldats portent aussi la barbe.

Photographie en couleurs anciennes d'une tranchée boueuse renforcée de planches et de sacs Une tranchée de première ligne au Hamel, dans la Somme, en 1915, photographiée en couleurs (autochrome) par Stéphane Passet

La boue, les rats et la peur

La vie dans les tranchées est terrible. Quand il pleut, la boue envahit tout. L'hiver, les soldats ont froid et souffrent de pieds gelés. Les rats et les poux sont partout. Les soldats manquent de sommeil et reçoivent souvent des repas froids. Les bombardements peuvent durer des heures. À partir de 1915, les gaz de combat brûlent les yeux et les poumons, et les soldats doivent porter des masques. Beaucoup gardent toute leur vie des blessures au corps et à l'esprit.

Tenir

Pour tenir, les soldats comptent sur la solidarité entre camarades, les lettres de leur famille et les permissions, ces quelques jours passés loin du front. Ils ne restent pas tout le temps en première ligne : les régiments se relaient.

Les mutineries de 1917

Au printemps 1917, l'offensive du Chemin des Dames, dans l'Aisne, est un échec sanglant. Dans des dizaines de régiments, des soldats épuisés refusent de monter à l'attaque : ce sont les mutineries. Le général Pétain fait juger les meneurs, et quelques dizaines de soldats sont fusillés. Mais il améliore aussi la nourriture, donne plus de permissions et arrête les attaques inutiles.

Carte postale ancienne montrant des soldats dans un paysage détruit Le Chemin des Dames en 1917 : l'échec de l'offensive d'avril provoque les mutineries

Tranchées

Fossés creusés dans le sol pour protéger les soldats des tirs ennemis. Sur le front Ouest, un réseau de tranchées s'étend de la mer du Nord à la Suisse. Les conditions de vie y sont épouvantables : boue, rats, froid, bombardements.

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Poilu

Surnom donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale. Avant la guerre, ce mot familier désignait déjà un homme courageux. Il évoque aussi la barbe que portaient beaucoup de soldats, qui ne pouvaient pas se raser ni se laver régulièrement.

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No man's land

Zone située entre les tranchées des deux camps ennemis. Dévastée par les bombardements, couverte de barbelés et de cratères d'obus, cette bande de terrain est extrêmement dangereuse à traverser lors des assauts.

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