Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.
Mémoire et héritage de la Grande Guerre
Après 1918, la France est en deuil. Presque toutes les familles ont perdu un fils, un mari, un père ou un frère. Pour ne pas oublier les morts, les Français inventent de nouvelles façons de se souvenir.
Les monuments aux morts
Dans les années 1920, presque toutes les communes de France font construire un . On en compte environ 36 000. Les noms des soldats de la commune tués pendant la guerre y sont gravés. Dans certains villages, la liste est si longue qu'on comprend que presque tous les jeunes hommes ont disparu. Depuis 1922, le 11 novembre est un jour férié. Chaque année, des cérémonies ont lieu devant ces monuments.
Le monument aux morts de Noironte, dans le Doubs : comme dans presque toutes les communes, les noms des soldats tués y sont gravés
Le Soldat inconnu
Beaucoup de soldats n'ont jamais été retrouvés ou identifiés. Pour leur rendre hommage, le 10 novembre 1920, à Verdun, un jeune soldat choisit un cercueil parmi huit cercueils de soldats français non identifiés, venus de différents champs de bataille. Le 11 novembre 1920, son cercueil est amené à Paris, sous l'Arc de Triomphe. Il y est enterré le 28 janvier 1921. Depuis 1923, une flamme y est ravivée chaque soir. Chaque famille qui a perdu un proche peut penser qu'il s'agit peut-être de lui.
La flamme du Souvenir, ranimée chaque soir depuis 1923 sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de triomphe à Paris
Les champs de bataille
Sur les anciens champs de bataille, on construit des cimetières militaires et des mémoriaux. L'ossuaire de Douaumont, près de Verdun, conserve les restes de 130 000 soldats français et allemands non identifiés.
Témoigner
Des anciens combattants écrivent pour raconter la vérité des tranchées : Henri Barbusse dans Le Feu (1916), Roland Dorgelès dans Les Croix de bois (1919), ou l'Allemand Erich Maria Remarque dans À l'Ouest, rien de nouveau (1929). Ils montrent que les soldats ont souffert de la même façon des deux côtés du front.
Plus jamais ça
Après tant de morts, beaucoup de Français et d'Européens deviennent pacifistes. Ils répètent « Plus jamais ça ». Cette peur d'une nouvelle guerre explique en partie pourquoi, dans les années 1930, la France et le Royaume-Uni hésitent à s'opposer à Hitler.
Cérémonie organisée pour rappeler le souvenir d'un événement et honorer ses victimes, comme celles du 6 juin en Normandie.
Voir dans le glossaireÉdifice érigé en mémoire des soldats morts au combat. Après 1918, pratiquement chaque commune de France élève un monument aux morts, portant les noms de ses habitants tués pendant la guerre. Ils sont des lieux de mémoire essentiels.
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