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Les corsaires du roi
Sous Louis XIV puis sous Napoléon, la France mène de nombreuses guerres contre l'Angleterre et la Hollande, dont les flottes sont plus puissantes que la sienne. Pour frapper leur commerce, elle fait appel à ses corsaires. Certains sont devenus de véritables héros nationaux.
Les villes corsaires
Deux ports se distinguent : Dunkerque, face à la mer du Nord, et Saint-Malo, en Bretagne. Des armateurs y équipent des navires rapides et recrutent des équipages attirés par l'espoir de faire fortune. Chaque prise, c'est-à-dire chaque navire capturé, est vendue avec sa cargaison. À Saint-Malo, les fortunes de la course ont servi à bâtir de belles maisons d'armateurs, appelées malouinières.
Jean Bart, le héros de Dunkerque
Fils de marin, Jean Bart est le plus célèbre corsaire de Louis XIV. En 1694, alors que la France souffre de la famine, il reprend aux Hollandais un convoi de navires chargés de blé destiné au royaume. Le roi l'anoblit. On raconte qu'à Versailles, il aurait allumé sa pipe devant le roi, mais c'est sans doute une légende.
Duguay-Trouin et Rio de Janeiro
Le Malouin René Duguay-Trouin capture des centaines de navires marchands et des dizaines de navires de guerre. Son plus grand exploit a lieu en 1711 : il s'empare de Rio de Janeiro, au Brésil, alors portugaise, et oblige la ville à payer une énorme rançon. Il termine sa carrière comme lieutenant général des armées navales, un des plus hauts grades de la marine.
Surcouf, le roi des corsaires
Sous la Révolution et l'Empire, Robert Surcouf, un autre Malouin, fait la guerre de course dans l'océan Indien, depuis l'île de France, l'actuelle île Maurice. En 1800, avec un navire plus petit, il capture le Kent, un grand navire anglais de la Compagnie des Indes. Il rentre riche et devient armateur. La course est finalement abolie par un accord international en 1856.