En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Pirates, corsaires et flibustiers

Les brigands des mers portaient des noms différents selon leur statut et les mers où ils naviguaient. Ces mots n'étaient pas de simples synonymes : ils pouvaient faire la différence entre une médaille et la corde du bourreau.

Le pirate, ennemi de tous

Le pirate est un hors-la-loi qui attaque n'importe quel navire, en paix comme en guerre, pour s'enrichir. Il ne dépend d'aucun pays. Pour les juristes, c'est « l'ennemi du genre humain ». Partout, la peine qui l'attend est la même : la pendaison.

Le corsaire, au service du roi

Le corsaire est un marin privé qui a reçu de son gouvernement une lettre de marque, aussi appelée lettre de course. Ce document l'autorise à attaquer les navires de commerce d'un pays ennemi, mais seulement en temps de guerre. Un armateur fournit le navire et l'équipage, et le butin, appelé la prise, est partagé entre l'armateur, l'équipage et l'État. Ce qu'on appelle la « course » permet aux rois d'affaiblir le commerce ennemi sans payer de flotte. S'il est capturé, le corsaire est traité comme un prisonnier de guerre, et non pendu comme un pirate.

Flibustiers et boucaniers

Dans la mer des Caraïbes, au XVIIe siècle, on parle de flibustiers. Ce sont des aventuriers, souvent français, qui attaquent surtout les navires et les villes espagnoles. Leurs voisins, les boucaniers, sont des chasseurs de bœufs sauvages qui font sécher la viande sur un gril de bois, le boucan. Beaucoup de boucaniers deviennent flibustiers. Les Anglais les appellent buccaneers.

Des frontières floues

Dans la réalité, les choses étaient moins claires. Les flibustiers combattaient parfois avec une lettre de marque, parfois sans. Les Anglais voyaient comme des héros des marins que les Espagnols traitaient de pirates. Des corsaires continuaient d'attaquer après la signature de la paix. C'est souvent le vainqueur qui décidait du nom à donner à un capitaine.