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Les samouraïs et le bushido
Le mot samouraï vient d'un verbe signifiant « servir ». Un samouraï n'est donc pas d'abord un bretteur : c'est un homme au service d'un seigneur, qui reçoit en échange un revenu en riz, mesuré en koku : la quantité censée nourrir une personne pendant un an.
L'arc avant le sabre
Contrairement à l'image populaire, l'arme principale du samouraï médiéval est l'arc à cheval, puis la lance dans les batailles rangées. L'expression consacrée pour désigner leur art était « la voie de l'arc et du cheval ». Le sabre est une arme de prestige et de dernier recours, dont le culte se développe surtout à l'époque de paix, quand on ne s'en sert presque plus.
Le katana
Le sabre japonais est un chef-d'œuvre de métallurgie. L'acier est plié et replié des dizaines de fois pour répartir le carbone, puis un tranchant très dur est associé à un dos plus souple grâce à une trempe différentielle : l'argile posée sur le dos de la lame le fait refroidir moins vite. Résultat : une lame qui coupe remarquablement sans casser, et sa courbure naît toute seule au moment de la trempe.
Le bushido, un code tardif
Le bushido, « voie du guerrier » (loyauté, courage, honneur, honnêteté, maîtrise de soi), n'a jamais été un texte de loi médiéval. Il est surtout formulé pendant la longue paix d'Edo, quand les samouraïs deviennent des fonctionnaires et qu'il faut leur donner une raison d'être, puis romancé au XXe siècle. Les samouraïs médiévaux, eux, changeaient parfois de camp sans grand état d'âme.
Les 47 rônins
L'histoire japonaise la plus célèbre à ce sujet date de 1701. Quarante-sept samouraïs, devenus rônins (sans maître) après la condamnation à mort de leur seigneur, attendent près de deux ans avant de venger son honneur, puis se livrent et sont condamnés à se donner la mort. Le pays s'est déchiré pour savoir s'ils étaient des criminels ou des héros, et en discute encore.