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Présentation du Japon des samouraïs
Pendant près de sept siècles, le Japon a un empereur... qui ne gouverne pas. Le pouvoir réel appartient à un chef militaire, le shogun, tandis que l'empereur reste à Kyoto, respecté comme figure sacrée mais tenu à l'écart des décisions. C'est une situation politique presque unique au monde.
Un archipel à part
Le Japon est un chapelet d'îles montagneuses et volcaniques, où seulement un cinquième des terres est cultivable, secoué par les séismes et frappé par les typhons. Séparé du continent par près de 200 kilomètres de mer, il n'a jamais été envahi avant le XXe siècle. Cet isolement lui a permis d'emprunter beaucoup à la Chine (écriture, bouddhisme, architecture) tout en transformant profondément ce qu'il empruntait.
Une féodalité comparable à la nôtre
Le système ressemble beaucoup à la féodalité européenne : de grands seigneurs, les daimyos, possèdent des domaines et entretiennent des guerriers, les samouraïs, liés à eux par un serment de fidélité. Les historiens s'en servent souvent comme point de comparaison avec le Moyen Âge occidental.
Quatre grandes étapes
Le shogunat de Kamakura (1185-1333) invente le système ; l'époque Muromachi le voit se déliter jusqu'à la guerre civile généralisée ; l'époque Sengoku (« pays en guerre », de 1467 à la fin du XVIe siècle) est plus d'un siècle de conflits d'où sortira l'unification ; enfin l'époque Edo (1603-1868) apporte deux siècles et demi de paix et de fermeture presque totale au monde extérieur.
Une fin brutale
En 1853, des navires de guerre américains forcent l'ouverture du pays. Quinze ans plus tard, le shogunat disparaît, l'empereur retrouve le pouvoir et le Japon se transforme en quelques décennies en puissance industrielle.