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Lexington et le début de la guerre

Dans la nuit du 18 au 19 avril 1775, 700 soldats britanniques quittent Boston en secret pour saisir un dépôt d'armes des colons à Concord et arrêter deux meneurs. Mais le secret n'en est pas un : le réseau de renseignement des patriotes a repéré les préparatifs.

La chevauchée de Paul Revere

Deux lanternes accrochées au clocher de l'Old North Church signalent que les troupes passent par la mer. Paul Revere et William Dawes partent à cheval alerter les villages. Le poème de Longfellow, écrit bien plus tard, a rendu Revere célèbre en oubliant les autres, dont Samuel Prescott, le seul à atteindre Concord, Revere ayant été arrêté en chemin.

Le coup de feu entendu dans le monde entier

À l'aube, à Lexington, environ 70 miliciens font face aux Britanniques sur la place du village. Un coup part : on n'a jamais su de quel camp. Huit miliciens sont tués. À Concord, les colons, bien plus nombreux, repoussent les soldats. Le retour vers Boston tourne au cauchemar pour les Britanniques : harcelés depuis les murets et les bois sur près de 30 kilomètres, ils perdent près de 300 hommes, tués, blessés ou disparus.

Une guerre commencée sans être déclarée

Ces miliciens sont les minutemen, censés être prêts à combattre en une minute. Ce ne sont pas des soldats professionnels, mais des fermiers et des artisans qui possèdent leur propre fusil et connaissent le terrain. Face à eux, la meilleure armée d'Europe, entraînée pour la bataille rangée en terrain découvert.

Washington prend le commandement

En juin 1775, le Congrès crée l'Armée continentale et en confie le commandement à George Washington. Ce n'est pas le meilleur tacticien disponible, mais c'est un Virginien : le nommer permet de rallier le Sud à une guerre partie de Nouvelle-Angleterre. Il perdra beaucoup de batailles, mais gardera son armée en vie pendant huit ans, ce qui, dans cette guerre-là, comptait davantage.