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Les débuts des Ottomans

À la fin du XIIIe siècle, l'Anatolie est un damier de petites principautés turques, nées de l'effondrement du sultanat seldjoukide sous les coups mongols. Celle d'Osman, installée aux confins de l'Empire byzantin, n'est ni la plus grande ni la plus riche. Elle a un seul avantage : elle est au contact direct de Byzance, donc au bon endroit pour attirer les guerriers en quête de conquêtes.

Le passage en Europe

En 1354, un tremblement de terre détruit les murailles de Gallipoli, sur la rive européenne des Détroits. Les Ottomans s'y installent. C'est un tournant : ils prennent pied en Europe avant de contrôler toute l'Anatolie. Ils s'emparent d'Andrinople (Edirne) en 1361 et en font leur capitale, contournant complètement Constantinople.

Une conquête souvent négociée

Les Ottomans ne procèdent pas seulement par la force. Ils passent des accords avec des seigneurs locaux qui gardent leurs terres en devenant vassaux, maintiennent souvent des impôts plus faibles que les seigneurs précédents et laissent les paysans chrétiens pratiquer leur religion. Beaucoup de populations balkaniques n'ont pas résisté farouchement.

Kosovo et Nicopolis

En 1389, la bataille de Kosovo brise la puissance serbe : elle reste jusqu'à aujourd'hui un souvenir central de l'identité nationale serbe. En 1396, une croisade européenne conduite par des chevaliers français et hongrois est écrasée à Nicopolis.

Le coup d'arrêt de Tamerlan

En 1402, à Ankara, le conquérant Tamerlan écrase l'armée ottomane et capture le sultan Bayezid Ier. L'empire manque de disparaître : ses fils se déchirent pendant onze ans. Il faudra une génération pour se relever, et cet interrègne offre à Constantinople un demi-siècle de sursis.