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L'éclatement de l'Empire mongol

Le plus grand empire de l'histoire n'a été gouverné d'un seul tenant que quelques décennies. Sa taille même le condamnait : un ordre venu de Mongolie mettait des mois à atteindre la Perse ou la Russie.

Quatre khanats

L'empire se divise en quatre grands ensembles : la dynastie Yuan en Chine et Mongolie, l'Ilkhanat en Perse, la Horde d'or en Russie, et le khanat de Djaghataï en Asie centrale. À partir de 1260, une guerre de succession oppose ouvertement des petits-fils de Gengis Khan entre eux. Les khanats se font la guerre : la Horde d'or, convertie à l'islam, s'allie même aux Mamelouks d'Égypte contre l'Ilkhanat mongol de Perse.

Absorbés par ceux qu'ils ont conquis

Partout, les conquérants finissent par adopter la culture des vaincus. En Chine, ils gouvernent à la chinoise. En Perse et en Russie, ils se convertissent à l'islam et parlent turc ou persan. Au bout de deux ou trois générations, les Mongols de Perse ne se distinguent plus guère des Persans.

La peste

Au milieu du XIVe siècle, la peste noire ravage l'Asie centrale, la Chine et le Proche-Orient avant d'atteindre l'Europe. Elle désorganise le commerce, vide les villes, ruine les revenus des khanats. La paix mongole, qui reposait sur les routes commerciales, s'effondre avec elles.

Ce qu'il en reste

En 1368, les Yuan sont chassés de Chine. À la fin du XIVe siècle, Tamerlan, un conquérant turco-mongol de Samarcande, se réclame de l'héritage de Gengis Khan et ravage à son tour l'Asie ; son descendant Babur fondera l'Empire moghol en Inde, dont le nom lui-même vient de « mongol ». La Horde d'or, elle, se fragmente en petits khanats absorbés par la Russie.