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Kubilai Khan et la conquête de la Chine
Kubilai, petit-fils de Gengis Khan, devient grand khan en 1260. Contrairement à son grand-père, homme des steppes, il choisit de s'installer dans un pays sédentaire et de gouverner à la chinoise. Il déplace sa capitale à Khanbalik, l'actuelle Pékin.
La chute des Song
La conquête du sud de la Chine, tenu par la dynastie Song, prend près de vingt ans : c'est un pays de rizières, de fleuves et de villes fortifiées, terrain très défavorable à la cavalerie. Les Mongols s'adaptent : ils construisent une flotte de guerre et emploient des ingénieurs persans pour bâtir des trébuchets à contrepoids capables d'abattre les murailles. En 1279, la dernière résistance Song s'effondre lors d'une bataille navale.
La dynastie Yuan
Kubilai fonde la dynastie Yuan et devient empereur de Chine. Il réorganise le pays, remet en état le Grand Canal qui relie le sud au nord sur 1 800 kilomètres, généralise le papier-monnaie et fait dresser des cartes. Mais il maintient une hiérarchie stricte entre Mongols, alliés étrangers et Chinois, et se méfie des lettrés locaux, ce qui rend son pouvoir fragile.
Deux échecs retentissants
Deux expéditions contre le Japon, en 1274 et 1281, tournent au désastre : les flottes mongoles sont détruites par des typhons. Les Japonais appellent ces tempêtes kamikaze, « vent divin » : un mot qui resservira plus de six siècles plus tard. Les campagnes contre le Vietnam et Java échouent également.
La fin des Yuan
Après la mort de Kubilai en 1294, la dynastie s'affaiblit : inflation due à l'émission massive de billets, inondations du fleuve Jaune, famines, épidémies. En 1368, une révolte chasse les Mongols de Chine et fonde la dynastie Ming.