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Gengis Khan et la naissance de l'empire

Il s'appelle d'abord Temüjin. Son père, petit chef de clan, est empoisonné alors qu'il a une dizaine d'années. Son clan abandonne sa famille dans la steppe ; sa mère élève seule ses enfants en creusant des racines. Il sera capturé, réduit en esclavage, portera le carcan de bois, et s'échappera. C'est de là que part l'histoire la plus improbable du Moyen Âge.

Unifier les tribus

Pendant vingt ans, Temüjin fait la guerre aux tribus voisines, mais surtout il change les règles. Au lieu d'exterminer les vaincus, il intègre leurs guerriers dans ses propres unités. Il choisit ses généraux pour leurs capacités, pas pour leur naissance : l'un des plus grands, Subötaï, est fils de forgeron. Il partage systématiquement le butin avec ses hommes plutôt que de le garder.

1206 : le grand rassemblement

En 1206, une assemblée générale des tribus, le kouriltaï, le proclame Gengis Khan, « souverain universel ». Il a alors une armée unie de peut-être 100 000 cavaliers, la meilleure du monde, et plus personne à combattre en Mongolie. Il regarde donc vers l'extérieur.

Les conquêtes

Il s'attaque d'abord à la Chine du Nord, dont il apprend les techniques de siège en enrôlant les ingénieurs vaincus. Puis, après le massacre d'une caravane commerciale mongole par le gouverneur d'une ville de l'empire du Khwarezm, il déclenche une campagne d'une violence extrême en Asie centrale : Boukhara, Samarcande, Merv, Nishapur sont prises et souvent rasées.

Un législateur

Gengis Khan, qui ne savait pas lire, fait adopter l'alphabet ouïgour pour écrire le mongol et dicter ses lois. Il instaure la liberté religieuse dans tout l'empire, exempte d'impôts les prêtres de toutes confessions, protège les marchands et interdit d'enlever les femmes. Il meurt en 1227 ; le lieu de sa tombe est resté secret et n'a jamais été retrouvé.