Fiche en cours d'écriture : images et cartes arrivent. La version jeu de cette période aussi.
Montesquieu et la séparation des pouvoirs (1748)
Charles de Secondat, baron de Montesquieu (1689-1755), est un noble et un magistrat de la région de Bordeaux. Il devient célèbre en 1721 avec les Lettres persanes, où deux voyageurs venus de Perse se moquent des habitudes des Français. Son œuvre la plus importante est De l'esprit des lois, publiée en 1748 après une vingtaine d'années de travail.
Comparer les gouvernements
Dans ce livre, Montesquieu compare les manières de gouverner dans de nombreux pays. Il distingue la république, la , où un roi gouverne en respectant des lois, et le , où un seul homme gouverne par la peur, sans lois. Il admire le système politique de l'Angleterre, où le pouvoir du roi est limité par le Parlement.
Le premier tome De l'esprit des lois, publié sans nom d'auteur à Genève en 1748
Séparer les pouvoirs
Pour Montesquieu, un gouvernement a trois pouvoirs : le pouvoir législatif, qui fait les lois, le pouvoir exécutif, qui les fait appliquer, et le pouvoir judiciaire, qui juge ceux qui ne les respectent pas. Si une seule personne a les trois pouvoirs, elle peut faire ce qu'elle veut, et la liberté disparaît. Il faut donc confier ces pouvoirs à des personnes différentes. Selon sa formule, il faut que « le pouvoir arrête le pouvoir ».
Une idée qui a traversé le temps
La inspire la Constitution des États-Unis, en 1787, puis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Son article 16 affirme qu'une société sans séparation des pouvoirs n'a pas de constitution. Aujourd'hui encore, c'est un principe essentiel des démocraties. En France, le Parlement vote les lois, le gouvernement les applique et les juges rendent la justice.
Le château de La Brède, près de Bordeaux, où Montesquieu est né et a écrit une grande partie de son œuvre
Un critique de l'esclavage
Dans De l'esprit des lois, Montesquieu dénonce aussi l'esclavage. Il utilise l'ironie : il fait semblant de défendre l'esclavage avec des arguments si absurdes que le lecteur comprend qu'ils sont injustes.
Principe théorisé par Montesquieu dans De l'esprit des lois (1748) selon lequel les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) doivent être exercés par des organes distincts pour éviter la tyrannie. Ce principe est au fondement des démocraties modernes.
Voir dans le glossaireRégime politique dans lequel le pouvoir est exercé par un roi ou une reine. Elle peut être absolue (pouvoir total du roi) ou constitutionnelle (pouvoir encadré par une constitution et un parlement).
Voir dans le glossaireRégime politique dans lequel un seul homme exerce un pouvoir arbitraire et sans limite, fondé sur la crainte. Montesquieu le distingue de la monarchie et de la république.
Voir dans le glossaire