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La destruction du Temple de Jérusalem

Au Ier siècle, le Temple de Jérusalem est l'un des plus grands sanctuaires du monde romain. Le roi Hérode l'a fait agrandir et décorer. Des pèlerins juifs y viennent de toute la Méditerranée. En l'an 70, il est détruit par l'armée romaine. Il ne sera jamais reconstruit.

La grande révolte juive

Depuis 63 avant J.-C., la Judée est sous la domination de Rome. Les impôts sont lourds et certains gouverneurs romains méprisent la religion juive. En 66, une révolte éclate. Les rebelles chassent la garnison romaine de Jérusalem. L'empereur Néron envoie le général Vespasien avec plusieurs légions pour reprendre le pays.

Le siège de Jérusalem

Devenu empereur, Vespasien confie la fin de la guerre à son fils Titus. Au printemps 70, Titus assiège Jérusalem, où s'entassent des milliers de pèlerins. La famine est terrible. Après plusieurs mois, les Romains prennent la ville. Le Temple brûle et Jérusalem est en grande partie détruite. Le récit de cette guerre nous est connu grâce à Flavius Josèphe, un chef juif passé du côté des Romains.

Un triomphe à Rome

À Rome, Titus célèbre sa victoire par un défilé triomphal. Sur l'arc de Titus, qu'on peut toujours voir près du Forum, un bas-relief montre des soldats emportant le grand chandelier à sept branches du Temple, la ménorah. L'argent du butin aurait servi à financer la construction du Colisée. En 73 ou 74, les derniers rebelles meurent dans la forteresse de Massada, au bord de la mer Morte.

Un judaïsme sans Temple

Sans Temple, il n'y a plus de sacrifices ni de grands prêtres. Ce sont désormais les rabbins, des maîtres qui étudient et expliquent la Torah, qui guident les communautés. La prière se fait à la synagogue et à la maison. Après une nouvelle révolte écrasée en 135, les juifs sont interdits de séjour à Jérusalem, et la diaspora s'étend dans tout l'Empire.