En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

La médecine arabe et Avicenne

Entre le IXe et le XIIe siècle, la médecine du monde musulman est l'une des plus avancées du monde. Elle repose sur une idée neuve : observer et noter systématiquement, plutôt que se contenter de répéter les Anciens.

Le premier vrai hôpital

Le bimaristan est un établissement public, gratuit, ouvert à tous sans distinction de religion ou de fortune. On y trouve des services séparés selon les maladies, une pharmacie, une bibliothèque et une école de médecine. Les médecins doivent passer un examen pour exercer. Rien de comparable n'existe alors en Europe, où les soins relèvent surtout des monastères.

Al-Razi, le clinicien

Al-Razi (Rhazès, 865-925) est le premier à distinguer clairement la variole de la rougeole, dans un traité fondé sur l'observation de ses patients. Il tient des dossiers de cas, note ses échecs autant que ses réussites, teste des remèdes sur des animaux avant de les donner aux malades, et n'hésite pas à contredire Galien, l'autorité antique absolue.

Avicenne, le maître des maîtres

Ibn Sina, dit Avicenne (980-1037), est à la fois médecin, philosophe, astronome et poète. Son Canon de la médecine rassemble et met en ordre tout le savoir médical de son temps en un million de mots. Traduit en latin, il devient le manuel des facultés de médecine européennes pendant plusieurs siècles, jusqu'au XVIIe siècle. Il y décrit la contagion, insiste sur l'importance de l'eau propre, du sommeil et de l'exercice, et recense des centaines de remèdes.

Et la chirurgie

À Cordoue, Al-Zahrawi (Abulcasis) écrit un traité illustré de près de deux cents instruments chirurgicaux qu'il a lui-même conçus : scalpels, pinces, écarteurs, forceps. Il invente le fil de suture en boyau, encore utilisé aujourd'hui parce qu'il se résorbe tout seul.