En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).
Le raid de Lindisfarne
Le 8 juin 793, des bateaux inconnus abordent l'île de Lindisfarne, au large de l'Angleterre. Le monastère qui s'y trouve est l'un des plus vénérés de l'Occident chrétien. Les assaillants tuent une partie des moines, en emmènent d'autres pour les vendre, emportent l'or des reliquaires et repartent. En Europe, c'est un choc.
Pourquoi les monastères ?
Ce n'est pas d'abord de la haine religieuse, c'est du calcul. Les monastères sont riches (calices d'or, reliquaires ornés, réserves de grain), souvent installés près de la côte ou d'un fleuve, et surtout sans défense : personne, dans un monde chrétien, n'imaginait attaquer un lieu saint. Pour des pillards venus de la mer, c'est la cible idéale.
Une nouvelle façon de faire la guerre
Les Vikings ne cherchent pas la bataille rangée. Ils arrivent par surprise, frappent vite, chargent le butin et repartent avant que les troupes locales ne se rassemblent. Face à des royaumes organisés pour se défendre par voie de terre, cette mobilité par la mer et les fleuves est presque impossible à contrer.
La panique en Europe
Le savant Alcuin, conseiller de Charlemagne, écrit une lettre horrifiée : « jamais on n'a vu pareille terreur en Bretagne ». Selon une tradition plus tardive, on aurait prié dans les églises : « De la fureur des Normands, délivre-nous, Seigneur. » Comme presque tous les textes de l'époque sont écrits par des moines, c'est-à-dire par les victimes, l'image des Vikings nous est parvenue particulièrement noire.
La suite
Les raids se multiplient : Irlande, Écosse, puis la Francie. En 845, une flotte remonte la Seine et pille Paris. Les rois francs, comme ceux d'Angleterre avec le danegeld, finissent par payer d'énormes rançons pour acheter le départ des envahisseurs, ce qui, évidemment, les encourage à revenir.