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Présentation de l'Empire byzantin
Quand on dit que « l'Empire romain tombe en 476 », on oublie une moitié de l'histoire. Seul l'Empire romain d'Occident s'effondre. L'Empire romain d'Orient, lui, continue pendant près de mille ans encore, autour de sa capitale Constantinople. C'est ce que nous appelons l'Empire byzantin.
Un nom qu'ils n'ont jamais utilisé
Les habitants de cet empire ne se sont jamais dits « byzantins ». Ils se disaient Romains (Rhômaioi), et ils avaient raison : leur État est la continuation directe de Rome, sans rupture. Le mot « byzantin » a été inventé par un érudit allemand au XVIe siècle, d'après Byzance, l'ancien nom de la ville.
Romain, mais grec et chrétien
L'empire garde le droit romain et l'organisation romaine, mais parle grec et non latin, et il est profondément chrétien orthodoxe. Cette combinaison en fait une civilisation à part, différente à la fois de l'Europe latine et du monde musulman.
Un rôle de rempart
Pendant des siècles, Constantinople bloque les invasions venues d'Orient (Perses, Arabes, Bulgares, Turcs) et protège de fait l'Europe occidentale, qui ne lui en sera pas toujours reconnaissante. L'empire transmet aussi le christianisme aux Slaves : l'alphabet cyrillique, utilisé aujourd'hui en Russie, en Serbie ou en Bulgarie, est né de l'œuvre de missionnaires byzantins, Cyrille et Méthode, et de leurs disciples.
Un mot resté dans la langue
« Une discussion byzantine », dit-on, pour un débat interminable sur des détails. L'expression vient des passionnées querelles théologiques de l'empire. Elle est injuste : ces débats engageaient l'unité politique de tout un État.
La date de la fin
Le 29 mai 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans. Beaucoup d'historiens font de ce jour la fin du Moyen Âge.