La Shoah, le génocide des Juifs d'Europe (1941-1945)

La Shoah (mot hébreu signifiant « catastrophe ») désigne le génocide des Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie : environ 6 millions de Juifs sont assassinés entre 1941 et 1945, soit les deux tiers de tous les Juifs qui vivaient alors en Europe. Un génocide est le crime par lequel un État décide d'exterminer tout un peuple à cause de ce qu'il est, sa religion ou son origine.

Trois étapes vers l'extermination

La persécution des Juifs se déroule en plusieurs étapes de plus en plus brutales. Entre 1933 et 1939, ils perdent leurs droits et ne peuvent plus exercer certains métiers, jusqu'à la « Nuit de Cristal » de 1938, où des milliers de synagogues et de commerces juifs sont détruits dans toute l'Allemagne. Entre 1939 et 1941, dans les pays conquis, les Juifs sont enfermés dans des quartiers bouclés appelés ghettos, où règnent la famine, la maladie et l'entassement. À partir de 1941, la décision est prise d'assassiner tous les Juifs d'Europe, et des camps d'extermination sont construits en Pologne.

Les camps d'extermination

Six camps sont construits spécialement pour tuer : Auschwitz-Birkenau, le plus grand, ainsi que Treblinka, Sobibor, Belzec, Chelmno et Majdanek. Les déportés y arrivent par trains entiers, et à leur arrivée, la grande majorité est envoyée directement dans les chambres à gaz et assassinée. Parmi les victimes, on compte 1,5 million d'enfants.

Les autres victimes, et la justice après-guerre

Le régime nazi s'en prend aussi aux Roms, dont environ 500 000 sont tués, ainsi qu'aux personnes handicapées, aux opposants politiques et aux homosexuels. Après la guerre, les principaux responsables nazis sont jugés lors des procès de Nuremberg : c'est la première fois dans l'histoire que des dirigeants sont jugés pour crimes contre l'humanité, un crime si grave qu'il ne peut jamais être effacé. La Shoah nous rappelle jusqu'où peut mener la haine et le racisme quand ils sont organisés par un État.