La France dans la guerre : défaite, occupation, Vichy (1940-1944)

Le 10 mai 1940, l'Allemagne attaque la France. En seulement six semaines, l'armée française est écrasée et, le 14 juin, les soldats allemands entrent dans Paris : c'est un choc terrible pour tout le pays.

Une France coupée en deux

Le maréchal Pétain, vieux général de la Première Guerre mondiale, prend la tête du gouvernement et signe l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940. La France est alors divisée en deux : la zone occupée, au nord et à l'ouest, où les soldats allemands sont présents partout, et la zone libre, au sud, gouvernée par Pétain depuis la ville de Vichy, que les Allemands occupent eux aussi à partir de novembre 1942.

Le régime de Vichy, une dictature qui collabore

Le 10 juillet 1940, les parlementaires français votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : la République est supprimée, et Pétain instaure un régime autoritaire dont la devise, « Travail, Famille, Patrie », remplace « Liberté, Égalité, Fraternité ». Le gouvernement de Vichy collabore volontairement avec l'Allemagne nazie et persécute les Juifs : dès octobre 1940, un statut leur interdit de nombreux métiers, et en 1942, ils doivent porter une étoile jaune dans la zone occupée. Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête plus de 13 000 Juifs à Paris, dont 4 000 enfants, lors de la rafle du Vél' d'Hiv', avant de les envoyer vers les camps de la mort. La France a officiellement reconnu sa responsabilité dans cette rafle en 1995.

L'appel du 18 juin, acte de naissance de la Résistance

Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général Charles de Gaulle refuse la défaite et appelle les Français à continuer le combat à la radio : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre. » C'est l'acte de naissance de la Résistance.