La Résistance française (1940-1944)

Face à l'occupation allemande et au gouvernement de Vichy qui collabore avec l'ennemi, des Français choisissent de résister au péril de leur vie pour défendre la liberté.

La France libre, depuis Londres

Depuis Londres, le général de Gaulle organise la France libre : des soldats français continuent à se battre aux côtés des Britanniques en Afrique et dans le monde, et de Gaulle, reconnu par les Alliés comme le représentant de la France, parle chaque semaine sur les ondes de la BBC pour encourager les Français à résister.

La Résistance à l'intérieur de la France

À l'intérieur du pays, des hommes et des femmes risquent leur vie de multiples façons : ils fabriquent et distribuent des journaux clandestins pour contrer la propagande allemande et de Vichy, transmettent aux Alliés des informations sur les positions des troupes allemandes, sabotent des voies ferrées et des usines travaillant pour l'occupant, ou rejoignent les maquis, des groupes armés cachés dans les forêts et les montagnes. D'autres réseaux mettent en place des filières de sauvetage pour cacher des Juifs, des soldats alliés et des prisonniers évadés.

Jean Moulin, le grand unificateur

En 1943, de Gaulle envoie Jean Moulin en France pour rassembler tous les groupes de résistance. Moulin crée le Conseil national de la Résistance en mai 1943, mais il est arrêté par la Gestapo dès le mois suivant, torturé, et meurt pendant son transfert vers l'Allemagne. Il devient le symbole de la Résistance.

Des risques immenses

Être résistant, c'est risquer l'arrestation, la torture, la déportation dans les camps nazis ou l'exécution, parfois au prix de représailles contre des familles entières. Malgré leur petit nombre, les résistants jouent un rôle essentiel dans la libération de la France.