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Les stations spatiales
Après la course à la Lune, la conquête spatiale change d'objectif. Il ne s'agit plus d'aller loin, mais de rester longtemps dans l'espace pour apprendre à y vivre et à y travailler. Pour cela, on construit des stations spatiales, de véritables maisons en orbite.
Les premières stations
L'URSS, qui a perdu la course à la Lune, se tourne vers les stations. En avril 1971, elle lance Saliout 1, la première station spatiale. Les Américains suivent en 1973 avec Skylab. En 1975, en pleine détente de la guerre froide, un vaisseau américain Apollo et un vaisseau soviétique Soyouz s'amarrent l'un à l'autre en orbite : les deux équipages se serrent la main dans l'espace.
Mir, quinze ans dans l'espace
En 1986, l'URSS commence à assembler Mir, « paix » ou « monde » en russe. Cette station modulaire, agrandie pièce par pièce, reste en orbite pendant quinze ans. Elle accueille des cosmonautes soviétiques puis russes, mais aussi des Américains et des Européens, dont plusieurs Français. Un médecin russe, Valeri Poliakov, y passe 437 jours d'affilée, un record. Mir est détruite volontairement en 2001, en retombant dans le Pacifique.
La Station spatiale internationale
Après la fin de la guerre froide, les anciens rivaux s'associent. Les États-Unis, la Russie, l'Europe, le Japon et le Canada construisent ensemble la Station spatiale internationale, l'ISS. Son premier élément est lancé en 1998. Depuis novembre 2000, elle est habitée en permanence. Grande comme un terrain de football, elle tourne à environ 400 kilomètres d'altitude, à près de 28 000 kilomètres à l'heure : ses occupants voient seize levers de soleil par jour.
Vivre en apesanteur
Dans la station, tout flotte. Les astronautes dorment attachés dans des sacs de couchage fixés au mur, et l'eau forme des bulles. Sans pesanteur, les muscles et les os s'affaiblissent : il faut faire deux heures de sport par jour. Les astronautes mènent des centaines d'expériences sur le corps humain, les plantes ou les matériaux. Le Français Thomas Pesquet y a séjourné deux fois, en 2016-2017 puis en 2021, et en a été le commandant.