En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).
Les Aztèques et Tenochtitlán
Selon leur propre récit, les Mexicas, que nous appelons Aztèques, étaient un peuple pauvre et mal vu, chassé de partout. Leur dieu leur avait promis qu'ils s'installeraient là où ils verraient un aigle dévorant un serpent sur un cactus. En 1325, ils voient ce signe sur un îlot marécageux du lac Texcoco. Ils y fondent Tenochtitlán. Cet aigle figure aujourd'hui sur le drapeau du Mexique.
Une ville sur l'eau
En deux siècles, ce marais devient l'une des plus grandes villes du monde : peut-être 200 000 habitants, autant que les plus grandes villes d'Europe à la même époque. Elle est reliée à la terre ferme par de longues chaussées, alimentée en eau douce par un aqueduc, quadrillée de canaux qu'on parcourt en pirogue. Les habitants cultivent des chinampas, des champs artificiels gagnés sur le lac avec de la vase et des végétaux, qu'on surnomme à tort « jardins flottants ». Ils sont incroyablement productifs.
Un empire de tributs
Les Aztèques ne cherchent pas à administrer directement les peuples vaincus : ils leur imposent un tribut, payé en maïs, cacao, coton, plumes et jade. Cela rend l'empire très riche, mais aussi très détesté par ses sujets, ce qui coûtera cher au moment de l'arrivée des Espagnols.
Les sacrifices humains
Les Aztèques croyaient que le soleil devait être nourri de sang pour continuer à se lever. Les sacrifices humains, souvent de prisonniers de guerre, étaient publics et fréquents. Les chiffres donnés par les chroniqueurs espagnols sont sûrement exagérés, mais la pratique est bien réelle et documentée par l'archéologie. Les Espagnols s'en serviront pour justifier la conquête.
Une civilisation raffinée
Cette même société envoyait tous ses enfants, garçons et filles, à l'école (chose rare dans le monde d'alors), écrivait de la poésie, tenait un immense marché à Tlatelolco et cultivait le cacao, dont elle faisait une boisson amère réservée aux nobles.