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Les Mayas et leurs cités

Entre 250 et 900, la civilisation maya connaît son apogée dans les forêts tropicales du sud du Mexique, du Guatemala, du Belize et du Honduras. Ce n'est pas un empire mais un ensemble de dizaines de cités-États indépendantes : Tikal, Calakmul, Palenque, Copán, Caracol.

Des villes dans la jungle

Chaque cité est dominée par des pyramides à degrés couronnées d'un temple, avec des places, des palais, des terrains de jeu de balle et des réservoirs d'eau. Tikal comptait peut-être 60 000 habitants, et son plus haut temple dépasse 60 mètres. Les cités s'allient, se marient, se font la guerre, souvent pour capturer des prisonniers de haut rang plutôt que pour conquérir des territoires.

Le jeu de balle

Sur un terrain en forme de I, deux équipes se renvoient une lourde balle de caoutchouc sans utiliser les mains ni les pieds : seulement les hanches, les coudes et les genoux, protégés par des rembourrages. Ce n'est pas qu'un sport, c'est un rituel qui rejoue le combat des dieux. Certaines parties se terminaient par le sacrifice de joueurs, probablement des prisonniers.

Ce que la technologie nous apprend

Depuis les années 2010, des avions équipés de LiDAR (un laser qui « voit » le sol à travers la végétation) ont révélé sous la jungle des dizaines de milliers de structures inconnues : routes surélevées, terrasses agricoles, remparts. La région était bien plus peuplée qu'on ne le croyait : peut-être plusieurs millions d'habitants.

L'effondrement

Au IXe siècle, les grandes cités du sud sont abandonnées en quelques décennies. Les recherches sur le climat montrent une série de sécheresses sévères, aggravées par la déforestation et les guerres. Attention toutefois : les Mayas n'ont pas disparu. Plusieurs millions de personnes parlent aujourd'hui une langue maya.