En cours de rédaction, certaines informations peuvent être manquantes (images, cartes, notes).

Présentation de Carthage et des Phéniciens

Bien avant que Rome ne domine la Méditerranée, un peuple de marins et de marchands la parcourait en tous sens : les Phéniciens. Partis des côtes de l'actuel Liban, ils ont fondé des dizaines de ports, dont le plus célèbre est devenu une grande puissance : Carthage.

Un peuple de cités

Il n'y avait pas de pays appelé Phénicie, mais des cités indépendantes, parfois rivales, serrées entre la mer et les montagnes : Byblos, Tyr, Sidon et Bérytos, l'actuelle Beyrouth. Leurs habitants se disaient Tyriens ou Sidoniens. Ce sont les Grecs qui les ont appelés Phéniciens, peut-être à cause de la couleur pourpre de leurs célèbres tissus.

Des marins dans toute la Méditerranée

À partir de 1200 avant J.-C. environ, les Phéniciens deviennent les maîtres du commerce maritime. Ils vendent du bois de cèdre, des tissus teints, des objets en verre et en ivoire. Pour faire étape et stocker leurs marchandises, ils fondent des comptoirs jusqu'en Espagne et au Maroc. Ils transmettent aussi aux autres peuples une invention capitale : l'alphabet.

Carthage, la « ville nouvelle »

Vers 814 avant J.-C., selon la tradition, des habitants de Tyr fondent Carthage, sur la côte de l'actuelle Tunisie. La ville grandit au point de dominer toute la Méditerranée occidentale. Les Romains appellent les Carthaginois les Poeni, d'où l'adjectif punique.

Une histoire racontée par les vainqueurs

Les Phéniciens ont laissé très peu de textes, et aucun livre. Ce que nous savons vient surtout de leurs ennemis grecs et romains, et des fouilles archéologiques. Après trois longues guerres contre Rome, Carthage est détruite en 146 avant J.-C. Les Romains en ont gardé l'image d'un ennemi rusé et cruel. Les historiens d'aujourd'hui essaient de retrouver le vrai visage de cette civilisation.