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Des marins et des comptoirs
Les Phéniciens n'ont pas cherché à conquérir des territoires. Leur force, c'était la mer. Pendant des siècles, leurs navires ont relié l'Orient et l'Occident, de l'Égypte jusqu'à l'océan Atlantique.
Des navires pour chaque usage
Leurs bateaux, construits en bois de cèdre, avançaient à la voile et à la rame. Les navires de commerce étaient larges et ventrus, pour transporter beaucoup de marchandises. Les navires de guerre étaient étroits et rapides, avec à l'avant un éperon de bronze pour éventrer les coques ennemies. Les marins se repéraient grâce aux côtes et aux étoiles.
Le réseau des comptoirs
Pour faire étape et entreposer leurs produits, les Phéniciens installent des comptoirs, des petits ports de commerce établis avec l'accord des populations locales. On en trouve à Chypre, en Sicile, en Sardaigne, à Malte, au Maroc et en Espagne. Certains deviennent de vraies villes, comme Gadès, l'actuelle Cadix, ou Utique et Carthage en Afrique du Nord.
Ce qu'ils achetaient et vendaient
Les Phéniciens vendaient leurs tissus pourpres, leurs objets en verre et leur bois. Ils rapportaient de l'ivoire d'Afrique, des épices et des parfums d'Orient, et surtout des métaux. Ils allaient chercher l'étain jusqu'en Bretagne et en Cornouailles, car il était indispensable pour fabriquer le bronze. Ils pratiquaient d'abord le troc, puis ils ont utilisé la monnaie. Ils vendaient aussi des esclaves, comme beaucoup de peuples de l'Antiquité.
De grands explorateurs
L'historien grec Hérodote raconte que des marins phéniciens auraient fait le tour de l'Afrique vers 600 avant J.-C., pour le compte d'un pharaon. Vers 470 avant J.-C., le Carthaginois Hannon longe les côtes de l'Afrique de l'Ouest, et son compatriote Himilcon remonte peut-être jusqu'aux îles Britanniques. Personne en Méditerranée n'avait navigué aussi loin.