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La puissance de Carthage
À partir du VIe siècle avant J.-C., Carthage n'est plus un simple comptoir. Elle prend la tête des anciennes colonies phéniciennes d'Occident et devient la plus grande puissance de la Méditerranée occidentale.
Une très grande ville
Avec peut-être plusieurs centaines de milliers d'habitants à son apogée, Carthage est l'une des plus grandes villes du monde antique. Ses maisons ont plusieurs étages, l'eau et parfois des salles de bain. Elle est entourée de remparts. Son port est une merveille : un bassin rectangulaire pour les navires de commerce, puis un bassin circulaire pour la flotte de guerre, avec au centre une île où siégeait l'amiral. Il pouvait abriter plus de 200 navires.
Une république de marchands
Carthage n'a plus de roi. Elle est gouvernée par deux magistrats élus chaque année, les suffètes, et par un conseil de riches familles. Le philosophe grec Aristote admirait cette constitution. L'armée est surtout composée de mercenaires, des soldats payés venus de toute la Méditerranée : Libyens, Ibères, Gaulois ou Numides, célèbres cavaliers. Les citoyens carthaginois, eux, servent surtout dans la flotte.
Des marchands et des agriculteurs
Le commerce reste la grande richesse de la ville. Mais les Carthaginois cultivent aussi les terres fertiles de l'arrière-pays : céréales, vigne, oliviers. Un Carthaginois nommé Magon écrivit un grand traité d'agriculture, que les Romains firent traduire en latin après la destruction de la ville. Les dieux principaux sont Baal Hammon et la déesse Tanit, dont le symbole est un triangle surmonté d'un disque.
Face aux Grecs puis aux Romains
Pendant des siècles, Carthage dispute la Sicile aux cités grecques, sans jamais réussir à les chasser. Au IIIe siècle avant J.-C., un nouveau rival apparaît : Rome, qui vient de conquérir l'Italie. En 264 avant J.-C. commence la première des trois guerres puniques. Elle se termine en 241 par la perte de la Sicile.