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Les cités phéniciennes
Sur une étroite bande de côte, au pied des montagnes du Liban, se dressaient de riches ports. Chacun était une cité-État, avec son roi, ses dieux et son port. Ensemble, elles ont formé l'un des plus grands réseaux commerciaux de l'Antiquité.
Byblos, Tyr et Sidon
Byblos est l'une des plus vieilles villes du monde. Elle commerçait déjà avec l'Égypte des pharaons. Sidon et surtout Tyr deviennent ensuite les cités les plus puissantes. Tyr était bâtie sur une île, à quelques centaines de mètres du rivage, ce qui la rendait presque imprenable. Les Phéniciens descendaient des Cananéens, qui vivaient déjà dans la région avant eux.
Le bois de cèdre
Les montagnes derrière les cités étaient couvertes de forêts de cèdres. Ce bois solide, parfumé et qui ne pourrit pas était très recherché. Les Égyptiens l'utilisaient pour leurs bateaux et leurs cercueils, les rois de Mésopotamie pour leurs palais. Selon la Bible, le roi Salomon en fit venir pour construire le Temple de Jérusalem.
La pourpre, une couleur de rois
La spécialité la plus célèbre des Phéniciens est la pourpre, une teinture rouge violacé tirée d'un coquillage, le murex. Il fallait des milliers de coquillages pour teindre un seul vêtement, ce qui la rendait hors de prix. Seuls les rois et les grands personnages pouvaient porter des habits pourpres. Les Phéniciens étaient aussi d'habiles artisans du verre, de l'ivoire et du métal.
Des cités souvent dominées
Petites et peu peuplées, les cités phéniciennes ont souvent dû payer un tribut à de grands empires : les Assyriens, les Babyloniens, puis les Perses. Elles gardaient pourtant leur liberté de commercer. En 332 avant J.-C., Alexandre le Grand prend Tyr après un siège de sept mois. C'est la fin de l'indépendance phénicienne en Orient, mais pas en Occident, où Carthage reste puissante.