Le Consulat et les réformes napoléoniennes (1799-1804)

La période du Consulat (1799-1804) est celle des grandes réformes administratives, juridiques et institutionnelles qui donnent à la France le cadre dans lequel elle fonctionne encore en grande partie aujourd'hui. Bonaparte, Premier consul puis consul à vie (1802), poursuit l'objectif de stabiliser la France tout en concentrant progressivement le pouvoir.

Le Code civil (1804)

Promulgué en mars 1804, le Code civil (dit "Code Napoléon") unifie les lois civiles de la France, jusqu'alors dispersées entre droit romain, coutumes régionales et législation révolutionnaire. Il garantit l'égalité de tous devant la loi (quelle que soit la naissance), le droit de propriété, la liberté du travail et le mariage civil. Ce texte est encore en vigueur en France et a inspiré les législations de dizaines de pays.

L'organisation administrative

En 1800, Bonaparte crée les préfets, représentants de l'État dans chaque département, toujours en fonction aujourd'hui. La Banque de France est fondée la même année pour stabiliser la monnaie et le crédit. Les lycées (1802) forment les cadres de l'État. La Légion d'honneur (1802) récompense les mérites civils et militaires.

Le Concordat et l'Empire

Le Concordat de 1801 normalise les relations entre l'État et l'Église catholique : les prêtres sont à nouveau salariés par l'État, mais le gouvernement garde la main sur la nomination des évêques. Le 2 décembre 1804, Bonaparte se fait couronner Napoléon Ier, Empereur des Français à Notre-Dame de Paris en présence du pape Pie VII.