L'Empire napoléonien et les guerres (1804-1815)

Entre 1805 et 1815, Napoléon engage la France dans une série de guerres contre des coalitions européennes successives. Ces conflits portent l'Empire à son apogée puis conduisent à son effondrement.

Les grandes victoires

Napoléon remporte plusieurs victoires décisives contre les grandes puissances européennes. Austerlitz (2 décembre 1805) bat simultanément l'armée austro-russe, réputée la plus brillante victoire tactique de Napoléon. Iéna (14 octobre 1806) écrase la Prusse en une seule journée. Friedland (juin 1807) force le tsar Alexandre Ier à signer la paix à Tilsit. Wagram (juillet 1809) contraint l'Autriche à de nouvelles concessions territoriales.

L'Europe napoléonienne

En 1811, l'Empire est à son extension maximale : la France compte 130 départements, s'étendant jusqu'en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie du Nord et en Allemagne du Nord. Les frères de Napoléon gouvernent l'Espagne, Naples et la Westphalie. Le blocus continental impose à toute l'Europe de rompre ses échanges commerciaux avec l'Angleterre.

La chute

La campagne de Russie (1812) est le tournant décisif. Les 600 000 hommes de la Grande Armée entrent en Russie mais trouvent Moscou brûlée et désertée. La retraite dans l'hiver russe est catastrophique : environ 30 000 soldats seulement rentrent en France. En 1813, une coalition européenne bat Napoléon à Leipzig. Il abdique en avril 1814 et est exilé sur l'île d'Elbe. Revenu au pouvoir pour les Cent-Jours, il est définitivement battu à Waterloo (18 juin 1815) et déporté à Sainte-Hélène, où il meurt en 1821.