La Première République et la Terreur (1792-1794)
Le 21 septembre 1792, la Convention nationale proclame la République. C'est la première fois que la France se gouverne sans roi. Élue au suffrage universel masculin, la Convention est également l'assemblée qui juge le roi, conduit la guerre et traverse la période connue sous le nom de Terreur.
La mort du roi et la guerre
La Convention juge Louis XVI pour trahison et le condamne à mort par une courte majorité. Il est guillotiné le 21 janvier 1793 place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde). Cette exécution provoque la coalition de l'Angleterre, de l'Autriche, de la Prusse et de l'Espagne contre la France. Simultanément, une insurrection catholique et royaliste éclate en Vendée, engageant la France dans une guerre civile meurtrière.
La Terreur (1793-1794)
Invoquant le danger intérieur et extérieur, le Comité de salut public dominé par Maximilien de Robespierre concentre les pouvoirs et instaure la Terreur. Un Tribunal révolutionnaire expédie les procès : environ 17 000 personnes sont officiellement exécutées entre septembre 1793 et juillet 1794, parmi lesquelles la reine Marie-Antoinette, des nobles, des prêtres mais aussi des révolutionnaires dissidents.
La chute de Robespierre
Le 27 juillet 1794 (9 thermidor an II), une coalition de conventionnels fait arrêter Robespierre qui est guillotiné le lendemain. La Terreur prend fin. Cette période reste profondément controversée : certains historiens y voient une réponse aux dangers réels qui menaçaient la République, d'autres une dérive criminelle trahissant les idéaux de 1789.