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Le code d'Hammurabi

Vers -1750, Hammurabi, roi de Babylone, fait graver sur une grande pierre noire de plus de deux mètres de haut environ 282 lois. Cette stèle, aujourd'hui exposée au musée du Louvre à Paris, est l'un des plus anciens recueils de lois du monde. Elle était exposée en public pour que chacun puisse s'y référer.

« Œil pour œil »

Le code applique la loi du talion : la punition doit ressembler à la faute. « Si quelqu'un crève l'œil d'un homme libre, on lui crèvera l'œil. » Cela nous paraît terrible aujourd'hui, mais c'était en réalité une limite : sans loi, une famille offensée pouvait se venger bien au-delà. Le code dit jusqu'où on a le droit d'aller.

Une justice qui n'est pas la même pour tous

Le code distingue trois catégories : les hommes libres, les mushkenum (des gens dépendants) et les esclaves. Blesser un homme libre coûte bien plus cher que blesser un esclave, qui n'est indemnisé qu'en argent versé à son propriétaire. La loi protège aussi les veuves et les orphelins, fixe le salaire d'un médecin ou d'un maçon, et prévoit qu'un constructeur dont la maison s'effondre en tuant l'habitant soit mis à mort.

Pourquoi c'est important

D'autres rois, comme Our-Nammu, avaient déjà fait écrire des lois, mais le code d'Hammurabi est le plus complet et le mieux conservé. Les règles y sont écrites, publiques et les mêmes pour tout le monde dans une même catégorie. C'est l'ancêtre lointain de l'idée qu'un pays doit avoir des lois consultables par ses habitants.