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Les Védas et la société des castes
Après la fin des villes de l'Indus, une nouvelle culture se met en place dans le nord de l'Inde, portée par des peuples parlant le sanskrit. Ils composent les Védas, de très longs textes religieux en vers. Fait extraordinaire : pendant plus de mille ans, ces textes ne sont pas écrits, mais appris par cœur et transmis oralement de génération en génération, avec une précision étonnante.
Une religion qui devient l'hindouisme
Les Védas parlent de sacrifices, de feu, de dieux comme Indra et Agni. Au fil des siècles, ces croyances évoluent et donnent naissance à l'hindouisme, aujourd'hui la troisième religion du monde. Deux idées la traversent : le karma (chaque acte a une conséquence) et la réincarnation (on renaît après la mort dans une nouvelle vie, meilleure ou pire selon ce qu'on a fait).
Quatre grands groupes
La société se divise peu à peu en quatre varnas : les brahmanes (prêtres et savants), les kshatriyas (guerriers et rois), les vaishyas (marchands et paysans) et les shudras (serviteurs). En dessous encore, des groupes chargés des tâches considérées comme impures sont tenus à l'écart : on les appellera plus tard les « intouchables ». On naît dans son groupe et on n'en change pas.
Un système qui dure
Ce système, que les Portugais nommeront castes, structure la société indienne pendant plus de deux mille ans. La Constitution indienne de 1950 interdit les discriminations liées aux castes et abolit l'« intouchabilité », mais leurs effets sur la vie quotidienne n'ont pas disparu du jour au lendemain.